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JUIN 2010
M.
Jacques Grosperrin attire l'attention de Mme la ministre d'État, garde des
sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les conséquences civiles de
l’arrêt systématique des poursuites pénales en cas de décès de l’auteur de l’infraction
et cela sur le plan de l’enquête.
La loi
prévoit en effet que le décès de l’auteur d’une infraction entraine l’arrêt des
poursuites pénales.
En
pratique, le Procureur de la République saisi, faute de pouvoir poursuivre
l’auteur, clôt l’enquête préliminaire ou de flagrance qui avait été mise en
œuvre en raison de la commission de l’infraction
Ce
faisant et dès lors que les forces de police ne reçoivent plus pour instruction
d’accomplir des actes d’enquêtes procèdent à la clôture du dossier.Ce
dernier restera incomplet et ne permettra pas à la victime ou à sa famille de
mener à bien l’action civile qu’elle est en droit de mettre en œuvre
indépendamment de l’arrêt des poursuites pénales contre l’auteur.
Or
l’action civile concurrente est prévue par la loi et les victimes sont lésées.
M.
Jacques Grosperrin interroge Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre
de la justice et des libertés, sur la possibilité d’édicter une instruction
auprès des parquets pour que l’enquête puisse se poursuivre jusqu’à
manifestation de la vérité, indépendamment du décès de son auteur, ne serait ce
que pour déterminer de l’implication de tiers, co-auteurs ou complices.
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